25 Octobre 2015
Photographe depuis une trentaine d’année et professionnel depuis 24 ans, Frédéric Joncour est tout d’abord un artiste photographe avec notamment ses superbes portraits au moyen format et à la chambre de grands personnages comme le peintre Mentor qu’il a suivi durant de nombreuses années. Il maîtrise parfaitement les techniques du studio et celles du laboratoire photographique. Frédéric est un « excellent tireur » dans le jargon professionnel. Sa carrière l’a amené, au contact des peintres et artistes, à développer des techniques de reproduction de peintures. Un domaine très pointilleux qui demande une grande précision du respect des tons et l’élimination des reflets gênant. Il a déposé un brevet dans ce sens. Autre volet du répertoire de Frédéric Joncour, la passion du photoreportage. En sa compagnie, j’ai notamment réalisé quelques reportages comme sur le Carnaval de Venise. C’est donc tout naturellement que ce professionnel mette son expérience et ses acquis au service de la jeune génération (ou moins jeune, on le droit d’apprendre à tout âge). On peut être un grand photographe mais un piètre enseignant. Frédéric a les deux qualités ! Je rendu une petite visite à son école photo où j’ai pu assister à l’un de ses cours avec les grands débutants. A l’issue, il m’a accordé quelques instants pour une interview où il explique son projet et les perspectives de cette école.
Frédéric, pour nos lecteurs, peux-tu présenter ton parcours photographique ?
«Je suis photographe professionnel depuis 1991 et spécialisé en photographies de peintures. J’ai déposé à ce titre un brevet dans ce domaine. Mon autre activité est orientée vers la photographie pour les collectivités, sur la politique de la ville et l’aménagement du territoire.»
Comment t’est venue l’idée de créer cette école de photographie ?
«Depuis longtemps j’enseigne car j’aime transmettre le travail que j’ai acquis. L’idée m’est venue il y a deux ans environ en faisant le travail que je fais faire aux élèves à titre personnel pour travailler ma photographie. En 2014, j’ai organisé un stage qui m’a beaucoup plu et mon entourage m’a encouragé à créer une école car il trouvait que c’était quelque chose que je gérais plutôt bien. Comme je souhaitais changer d’activité, c’était le bon moment de le faire.»
Sur quel statut est cette école ?
«Elle est sous statut d’entreprise en partenariat avec le Centre Culturel de Carnoules.»
Frédéric, comment se présente le programme ?
«Il se présente sous la forme de trois niveaux. Le premier s’adresse aux grands débutants, des photographes qui démarrent et découvrent la photographie. Le niveau 2 (non diplômant) est destiné au perfectionnement pour des personnes qui se destinent à la professionnalisation et donc parfaire leurs connaissances dans la photographie pour aborder avec des bases solides ce métier. Dernier niveau, la spécialisation avec le photojournalisme qui est la branche avec laquelle je travaille le plus avec les institutions. Ce n’est pas un niveau de stage pour apprendre la photographie mais plutôt où l’on apprend le photojournalisme. C’est différent.»
Dans l’immédiat, seuls les niveaux 1 et 2 sont mis en place ?
«Oui pour la première année de l’école, j’ai choisi de n’ouvrir que les deux premiers niveaux. Les grands débutants, nous sommes quasiment complets (15 octobre). J’ai 10 élèves sur 12 possibles. Pour le 2e niveau, nous sommes quatre sur huit élèves possibles. Une personne doit arriver prochainement. Je suis satisfait de cette première année, je suis dans mes objectifs au delà de mes espérances.»
Dans le Var, il n’y a pas beaucoup de structures de ce type, c’est un plus pour le développement de cette école ?
«Hormis l’école photo des Beaux Arts à Toulon et deux ou trois structures privées, effectivement il n’y a pas beaucoup d’écoles dans le Var.»
Quelles sont les perspectives pour 2016 ?
«En plus de l’école et ses trois niveaux, Je souhaite créer un atelier, qui n’est pas un cours, où les personnes viendront consacrer deux heures à leur passion qui est la photographie. Et ensuite, je souhaite créer un cours en salle sur le post traitement sur Lightroom avec 1 hr à 1h30mn par semaine de cours.»
Il y aura-t-il une intervention de professionnels pour ces cours spécialisés ?
«C’est possible. Je souhaite effectivement faire intervenir des professionnels qui viendront parler de leur métier auprès des élèves. Michel Lecoq (labo photo) sera le premier technicien que nous visiterons avec des conseils qu’il pourra donner à mes stagiaires. Je débute à peine et j’ai donc beaucoup de réflexions à entamer pour parfaire mon programme.»
Contact de l’école
Propos recueillis par Alain Lafon pour Itinéraire Grand Sud.